Le président élu a prêté serment. Il est désormais à 78 ans le chef d’État américain le plus âgé jamais investi. Posant une main sur une bible héritée de sa mère, Donald Trump a levé l’autre pour jurer de «protéger la Constitution»
Donald Trump est devenu lundi président des États-Unis, pour la seconde fois. Sous la coupole du Capitole, posant une main sur une bible héritée de sa mère, il a levé l’autre pour jurer de «protéger la Constitution».
Le milliardaire républicain, qui avait battu la vice-présidente démocrate Kamala Harris le 5 novembre, est dorénavant à 78 ans le chef d’État américain le plus âgé jamais investi.
«Nous allons forer à tout-va»
«L’âge d’or de l’Amérique commence», promet Trump dans son discours d’investiture. Le 47e président américain a également promis de s’attaquer à une «élite corrompue et radicale qui s’est accaparée pouvoir et richesse depuis de nombreuses années».
«Dieu m’a sauvé»
Le nouveau président a affirmé que Dieu l’avait «sauvé» d’une tentative d’assassinat le 13 juillet en Pennsylvanie «pour que je rende sa grandeur à l’Amérique». «La balle d’un assassin a transpercé mon oreille, mais j’ai senti (…) que ma vie avait été sauvée pour une raison. Dieu m’a sauvé pour que je rende sa grandeur à l’Amérique».
État d’urgence à la frontière mexicaine
Le président a assuré qu’il allait faire expulser «des millions et des millions» d’immigrés clandestins, axe majeur de sa campagne électorale. «En premier lieu, je décréterai l’état d’urgence à notre frontière méridionale» avec le Mexique, a-t-il dit. «Toutes les entrées illégales seront immédiatement bloquées et nous allons commencer le processus de renvoi de millions et de millions de criminels étrangers d’où ils viennent», a ajouté le président républicain.
Urgence énergétique
Il a annoncé qu’il décréterait un état d’«urgence énergétique» national visant à doper la production d’hydrocarbures des États-Unis, déjà premier producteur mondial, mettant ainsi en péril les efforts mondiaux pour freiner le réchauffement climatique.
Trump annonce encore que les États-Unis se retireraient une deuxième fois de l’accord de Paris sur le climat.
Le président est également intervenu sur question du genre. «À partir d’aujourd’hui, la politique officielle du gouvernement des États-Unis sera de dire qu’il n’y a que deux sexes, masculin et féminin», a déclaré Donald Trump, dont l’équipe a promis plusieurs décrets pour stopper les aides fédérales pour les personnes transgenres.
Taxer les pays étrangers
«J’entamerai immédiatement la révision de notre système commercial afin de protéger les familles et les travailleurs américains. Au lieu de taxer nos citoyens pour enrichir d’autres pays, nous imposerons des droits de douane et des taxes aux pays étrangers pour enrichir nos citoyens», a-t-il poursuivi.
Un drapeau sur Mars
Sous son mandat, «les États-Unis se considéreront à nouveau comme une nation de progrès, qui accroit sa richesse, étend son territoire (…) et porte notre drapeau dans de nouveaux et magnifiques horizons. Et nous poursuivrons notre destinée jusqu’aux étoiles, en envoyant des astronautes américains planter la bannière étoilée sur la planète Mars».
Trump est également revenu sur la question du canal de Panama en promettant d’en «reprendre» le contrôle, soulignant que «l’objectif de notre accord et l’esprit de notre traité ont été totalement violés».
«Reprendre» le canal de Panama
«Les navires américains sont gravement surtaxés et ne sont pas traités équitablement, de quelque manière que ce soit, y compris la marine américaine», a-t-il dit. «Et surtout, la Chine exploite le canal de Panama, et nous ne l’avons pas donné à la Chine, nous l’avons donné au Panama. Et nous allons le reprendre», a-t-il affirmé.
Encore quelques pics pour Biden
Dans un deuxième discours après celui de son investiture, Donald Trump a fustigé la décision de Joe Biden d’accorder des grâces préventives à plusieurs personnalités politiques et à des membres de sa famille.
«Je parle des choses que Joe a faites, avec les grâces pour des personnes qui sont très, très coupables de crimes très graves», a lancé le républicain, faisant notamment référence aux membres de la commission d’enquête parlementaire qui avaient dénoncé son rôle dans l’assaut du Capitole le 6 janvier 2021.


