La troisième Circonscription de Port-au-Prince, bastion des gangs criminels, a été la cible d’une série d’attaques de drones explosifs, le mardi 2 septembre 2025. Ces frappes ont infligé de lourdes pertes aux gangs opérant à l’entrée sud de Port-au-Prince contrôlée par des individus appartenant à la coalition « Viv Ansanm» classée parmi les organisations terroristes.
Depuis des années, la Route Nationale numéro 2 (RN2), qui traverse la zone d’entrée sud de la capitale, Port-au-Prince, et qui permet d’atteindre les différentes régions du pays est sous l’emprise des bandes armées. Ces dernières accusées de vols, viols d’assassinats, entre autres, dictent leur loi et contrôlent des pans entiers du territoire national.
C’est au milieu de cette crise sécuritaire aiguë que la task force, unité spéciale opérant depuis le cabinet du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé lance depuis fin août, une vaste opérations anti-gangs dont la plus récente, mardi 2 septembre.
Selon les informations recueillies auprès des sources concordantes, les drones kamikaze ont visé un poste de péage installé à Fontamara 27 où plusieurs présumés bandits ont été tués. Alors que les défunts, adeptes de Kris-la, chef de gangs rançonnaient véhicules et piétons.
Parallèlement, selon nos sources indiquant que des passants auraient été victimes, ces engins ont été largués sur Martisant, fief du Gang « IzO 5 secondes» connu pour ses velléités d’expansion territoriale.
Si pour l’instant aucun bilan n’est encore dressé par les autorités toutefois, selon les premiers éléments d’information, les dégâts sont considérables.
Dans un pays asphyxié par la violence des gangs, où la population, usée par des années d’inaction, attend des résultats concrets, cette opération mortelle nourrit un optimisme prudent quant à un possible retour de la paix, malgré des défis encore immenses.


