Le premier ministre Ariel Henry, chef du Conseil Supérieur de la Police Nationale, renonce à sa mission pour se contenter de ses voyages en terre étrangère. Après sa récente tournée en Arabie Saoudite, ce jeudi 23 novembre 2023, le chef du gouvernement haïtien a laissé le pays pour se rendre au Suriname.
L’insécurité bat son plein dans le pays. À un jet de pierre du Palais National situé en plein cœur de Port-au-Prince, les bandits armés conquièrent de nouveaux territoires. La violence des gangs atteint son paroxysme. Au lieu de prendre des décisions adéquates pour endiguer ce fléau, Ariel Henry multiplie ses pérégrinations.
LE STANDARD, le 23 novembre 2023. La Primature informe que le chef de l’exécutif s’est envolé, ce jeudi, à destination du Surinam. Ce déplacement s’inscrit dans le cadre de sa participation à la célébration du 48e anniversaire de la fête de l’indépendance du Suriname, samedi 26 novembre prochain. Cette cérémonie dont le PM de facto est l’invité d’honneur, sera divisée par divers hommes d’État et d’autres personnalités.
À cette occasion, monsieur Henry aura des séances de travail avec le président du Surinam, M. Chandrikapersad Santokhi, selon un communiqué de la Primature.
À bord d’un avion, le premier ministre haïtien se fait accompagner de plusieurs membres de son gouvernement dont, entre autres, les ministres de la Défense, du Commerce et de l’Industrie.
Michel Partick Boisvert, ministre de l’économie et des Finances assure l’intérim en absence d’Ariel Henry.
À en croire ledit communiqué, des représentants du secteur privé, prendront part également à cette fête. Ces derniers et la délégation ministérielle auront plusieurs rencontres autour du renforcement de la coopération entre la République d’Haïti et la République de Suriname, de la sécurité, de la gestion des flux migratoires, des échanges commerciaux et de l’agriculture.
Si pour la majorité du peuple haïtien le bilan des deux ans d’Ariel Henry est catastrophique, toutefois, ce serait absurde de nier les multiples voyages insignificatifs effectués par ce dernier. De retour de ces farfelus déplacements, le chef de la Primature ne fait que de mystifier la population avec des promesses illusoires.
En dépit de sa participation aux différentes rencontres à l’échelle internationale, le pays va de mal en pis. Les quartiers qui étaient paisibles dans les années précédentes figurent maintenant sur la liste des territoires perdus.
Faute de la carence d’hommes et femmes capables de mener le pays à bon port, le proverbe chacun pour soi, Dieu pour tous « chak koukouy klere pou je l», devient la chanson quotidienne des haïtiens.


