Au centre d’une crise multiforme qui ravage le pays, la République dominicaine à travers son ministre des Affaires Étrangères appelle la communauté internationale à passer de la parole aux actes.
Le Standard, le 17 avril 2024. Entre la machination politique et la tergiversation de la communauté internationale sur la crise haïtienne, la République prend position.
En effet, le ministre dominicain des Affaires Étrangères, Roberto Álvarez, a lancé un appel pressant à l’égard des pays étrangers ayant manifesté une certaine volonté à soutenir Haïti plombée dans une crise complexe.
Dans la foulée, le dirigeant dominicain n’a pas mâché ses mots critiquant ainsi le comportement de la communauté internationale vis-à-vis d’Haïti.
Selon lui, les d’État et de gouvernement internationaux tergiversent sur la crise qui secoue la République d’Haïti. « Il faut passer des paroles et des promesses aux actes», a déclaré Alvarez soulignant qu’Haiti ne peut pas attendre.
À noter que, le gouvernement démissionnaire dirigé par le Premier ministre Ariel Henry avait sollicité l’aide de l’international pour combattre les terroristes. Certes, le Kenya s’est porté volontiers pour prendre le leadership de la mission multinationale autorisée par le Conseil de Sécurité de l’ONU, le 2 octobre dernier.
Ces derniers temps, en Haïti, la situation est gravissime. La cruauté des gangs atteint son apogée. Qui pis est, la police ne peut pas répondre aux menées subversives des malfrats. En dépit de tout, le déploiement de cette mission est toujours dans les limbes.


