L’ancienne première dame de la République d’Haïti, Martine Moïse sur le banc des accusés dans le cadre de l’enquête autour de l’assassinat de Jovenel Moïse. L’épouse de l’ex-chef d’État qui avait assisté à l’exécution de son conjoint fait l’objet d’un mandat d’amener.
LE STANDARD, le 29 janvier 2024.– Martine Moïse dans le viseur du juge instructeur Wesser Walter Voltaire. En effet, ce dernier qui est chargé d’enquêter sur l’assassinat de Jovenel Moïse a émis, le 25 octobre 2023, un mandat d’amener à l’encontre de madame Moïse. Elle est accusée d’association de malfaiteurs, tentative d’assassinat, vol à main armée .
Alors qu’elle avait demandé au juge instructeur, Wesser Walter de se déporter de l’affaire de son mari, l’amoureuse du président tué dans la nuit du 6 au 7 juillet 2023 à Pèlerin 5, collines de Port-au-Prince est dans le collimateur de la justice haïtienne.
Selon Martine Moïse, certains conspirateurs de ce complot ourdi sont au pouvoir. Ils ont le contrôle du système judiciaire. Pour justifier ces allégations, fort souvent, elle affirme que les assassins sont au pouvoir et ceux qui ne sont pas au pouvoir sont protégés par le pouvoir. L’une des raisons qu’elle se montre très sceptique sur la justice haïtienne.
En quête de justice pour son amant, l’ex-première dame se montre déterminée pour trouver un Tribunal Pénal International pour faire le jour sur ce magnicide qui plonge le pays dans une crise aiguë.
Si Martine Moïse a répondu aux questions du deuxième juge d’instruction, Gary Orelien, catégoriquement, elle refuse d’être auditionnée par le 5e magistrat instructeur qui devrait rendre son ordonnance dans les jours à venir. À quand les auteurs, les co-auteurs seront tous punis pour avoir conspiré l’assassinat odieux de Jovenel Moïse.


