Le chef de la Primature, Ariel Henry est frappé par une série d’humiliations coordonnées par certains pays dits amis d’Haïti. Après la République dominicaine qui a fermé ses portes a son nez, c’est au tour du gouvernement des îles Turcs and Caicos qui a interdit, hier jeudi, au premier ministre démissionnaire de fouler son sol.
LE STANDARD, 15 mars 2024. Coup dur pour Ariel Henry. Le mercredi 14 mars, la nouvelle s’est propagée comme une poudrière. La Directrice de l’immigration des îles Turks and Caicos avise toutes les lignes aériennes que l’article 92 (2) de l’ordonnance sur l’immigration a été modifié et qu’Ariel Henry, de nationalité haïtienne, né le 06 novembre 1949, est désormais interdit d’entrer dans ce pays.
Les autorités des îles Turks and Caicos n’ont donné aucune raison ayant motivé cette décision.
Le Premier ministre Ariel Henry est bloqué à l’extérieur du pays depuis des semaines. Alors qu’il était en visite à Nairobi, capitale du Kenya pour renforcer la coopération sécuritaire.
Saint-Domingue la terre de transit d’Ariel Henry en route vers son pays.
Mardi 5 mars dernier, le président dominicain Luis Abinader avait interdit atterrir l’avion privé avec à son bord le premier ministre Ariel Henry. Alors que ce dernier voulait à tout prix entrer en Haïti qui fait face à une escalade de violence orchestrée par la coalition de gangs « Viv ansanm».
L’avion privé à bord duquel se trouvait le premier ministre de facto a dû atterrir à San Juan, Porto Rico. Depuis, le neurochirurgien de 74 ans est cloué dans ce pays.
Rappelons, le Samedi 9 mars 2024, Ariel Henry avait été déclaré persona non grata en République dominicaine. Face à ces mesures prises à son encontre, le Premier ministre haïtien ne pourra pas passer par les pays précités pour revenir au pays livré aux regroupements criminels.


