Depuis des années, Haïti fait face à une crise sécuritaire. Les bandits armés imposent leurs lois au détriment du peuple haïtien. Pour répondre aux désirs de la population effrayée, en octobre 2022, le gouvernement de facto dirigé par le Premier Ministre Ariel Henry a sollicité un appui militaire.
Après tant de rencontres entre les pays se disant amis d’Haïti, dont les États-Unis et le Canada, l’un d’entre eux ne voulait pas prendre le leadership de la force multinationale qui devrait venir en Haïti pour contrecarrer les gangs.
Fin juillet, le gouvernement du Kenya s’est porté volontaire pour diriger la force non onusienne. Une décision saluée au niveau national et international. « Au nom du peuple haïtien, j’ai saisi l’occasion pour remercier le président et le peuple kényan pour cette manifestation de solidarité fraternelle en se disant prêt à assurer le commandement d’une force multinationale mandatée par l’ONU… », a écrit le Premier Ministre Ariel Henry sur sa page Facebook, soulignant qu’il a eu une communication fructueuse avec le président kényan. Parallèlement, Antonio Guterres, le secrétaire général de l’ONU, a salué la volonté du Kenya de diriger une force internationale en Haïti.
En attendant la validation de l’ONU concernant la réponse positive du Kenya à son appel de soutien international à la sécurité en Haïti, les autorités kényanes ont envoyé, dimanche 20 août, une commission pour évaluer la situation du pays plongé dans une crise sécuritaire aiguë. Après s’être rendus à l’Ambassade des États-Unis, les commissaires ont rencontré Ariel Henry, Frantz Elbé et le corps diplomatique.
Fin de la mission kényane. Les attentes des autorités haïtiennes ont-elles été comblées ? Les commissaires présentent aux dignitaires d’Haïti un document intitulé « Force de protection stratégique ». Ce qui signifie que si l’ONU valide positivement, le Kenya ne viendra pas en Haïti pour démanteler les bandits armés. Sa position n’est autre que de protéger les infrastructures gouvernementales clés, notamment l’aéroport, les ports maritimes et les routes nationales.
Le Kenya vient d’agrandir la liste des pays qui humilient Haïti aux yeux du monde. N’est-il pas un complot planifié par les États-Unis ? Une question qui reste en suspens.


