La gouvernance d’Ariel Henry est caractérisée par la recrudescence du kidnapping, la cherté de la vie, l’augmentation des zones de non-droit, la gangstérisation, le dysfonctionnement de l’État, le désaccord entre les acteurs etc. Pour résorber cette crise multidimensionnelle, une délégation de la CARICOM sera dans nos murs du 4 au 10 septembre 2023.
Si sous la présidence de Jovenel Moïse le pays faisait du surplace, avec l’arrivée d’Ariel Henry au pouvoir, la première république noire du monde marche en arrière. Les gangs deviennent beaucoup plus puissants, pour remplir leurs poches, les acteurs politiques, économiques et de la société civile se subdivisent. En conséquence, la population est livrée à elle-même.
En juin dernier, une cinquantaine d’haïtiens dont le PM Ariel Henry et certains membres du HCT se sont rendus à la Jamaïque dans le but de trouver un accord afin de résoudre la crise qui ravage le pays depuis tantôt deux ans. Après trois jours de rencontres sans aucune résolution, l’atrocité, la haine, le ralliement et l’hostilité demeurent un fil à retordre qui divisent les acteurs. Pour toutes ces raisons, la CARICOM enverra une énième fois des émissaires en Haïti.
Cette démarche s’inscrit dans le but de faciliter les protagonistes haïtiens à trouver une entente avant le 15 septembre, date butoir pour le conseil de sécurité de l’ONU vote à propos de l’éventuel déploiement de la force multinationale en Haïti.
Selon les informations parvenues à la rédaction de « Le Standard », chacun des acteurs a reçu un E-mail clarifiant que les discussions seront axées sur la recomposition du HCT, la mise en place d’un gouvernement inclusif, la sécurité et la réforme constitutionnelle.
Rappelons : Quelques semaines après l’échec des pourparlers à la Jamaïque, pour trouver une issue à la crise qui gangrène le pays, une délégation de la CARICOM séjournait en Haïti. Une démarche vouée à l’échec .


