La commune de Cabaret réputée pour sa production de bananes plantains, a été la cible d’une attaque meurtrière perpétrée dans la zone de Labodrie, le jeudi 11 septembre 2025. Selon Baptiste Joseph Louis, CASEC de la première section communale, Bocassin environ quarante-deux (42) personnes ont été tuées, plusieurs maisons et véhicules incendiés, les habitants angoissés, pris dans la panique appellent aux secours. Ce carnage est survenu quatre jours après la mort du chef de gang « Vladimir », alias « Vlad tué lors de violents affrontements entre policiers et bandits.
Les criminels basés dans la commune de Cabaret ont annoncé semaine dernière, se liguer contre la Cité du drapeau, Arcahaie. Pour contrer leur offensive, la police appuyée par des brigadiers a mené dimanche une opération au village Labodrie causant la mort de plusieurs bandits dont Vlad, figure tristement célèbre d’un gang qui sème la terreur dans la région.
Offusqués, ses soldats ont promis de donner réplique à la population. Jeudi après midi, les caïds ont fait incursion dans la zone et exécuté une quarantaine de résidents dont des enfants, adultes et personnes âgées. Dans la foulée de cette offensive, les envahisseurs ont incendié plusieurs maisons et véhicules en stationnement, a indiqué le CASEC.
Dans une note vocale diffusée sur Whatsapp, le responsable dépeint un tableau sombre de la situation tout en lançant un SOS aux forces de sécurité haïtiennes pour intervenir d’urgence. Dans son message empreint de désolation l’élu local a qualifié de « merveille » cette tuerie de masse qui plonge de nombreuses familles dans le deuil.
Cette attaque d’une rare intensité a aussi
provoqué des déplacements massifs de population aggravant la crise sécuritaire et humanitaire déjà préoccupante. L’émoi est considérable dans la communauté haïtienne pourtant habituée à la violence aveugle des gangs.
Des images choquantes et insoutenables relayées sur les réseaux sociaux montrent le village Labodrie, connu pour sa vocation touristique, situé entre les communes de Cabaret et Arcahaie à feu et à sang.
Jusqu’à ce vendredi 12 septembre, la situation reste tendue à Cabaret où des tirs nourris sont actuellement entendus alors que les cadavres des habitants assassinés, abandonnés en pâture aux chiens, jonchent les rues.
Alors qu’un conseil présidentiel de neuf membres et un premier ministre de facto font de la sécurité leur cheval de bataille, ce massacre souligne l’insouciance et la désinvolture des autorités et met en lumière l’incapacité de l’exécutif à restaurer la paix dans un pays asphyxié par la violence des gangs.


