Haïti est à un carrefour historique. La crise actuelle ne relève plus seulement de l’instabilité politique ou de l’insécurité chronique. Elle touche au cœur même de la nation : sa capacité à se gouverner, à se penser et à décider pour elle-même. C’est dans ce contexte que l’Alliance Vertières intervient avec un message central : la souveraineté n’est plus un slogan, elle est une urgence.
À travers sa déclaration Le Deuxième Cri de Vertières, portée en écho à l’essai Homo Ayisyanus et la Révolution cognitive, l’Alliance Vertières pose un diagnostic clair : la crise haïtienne est d’abord une crise de dépendance. Dépendance politique, économique, intellectuelle. Depuis des décennies, les choix structurants concernant Haïti se prennent trop souvent en dehors de la volonté populaire nationale.
L’Alliance Vertières inscrit son discours dans l’héritage de 1803. Vertières n’est pas convoquée comme un mythe, mais comme une leçon : l’indépendance fut avant tout une rupture mentale. Des esclaves ont osé se penser comme sujets souverains. Aujourd’hui, le défi n’est plus militaire, mais moral et politique. Le pays doit rompre avec la tutelle, la criminalisation de l’économie et la dilution de l’autorité de l’État.
Le Deuxième Cri de Vertières rejette les solutions de façade : élections sans refondation, transitions sans légitimité, interventions étrangères sans cadre souverain. Il appelle à une reconstruction globale de l’État, de l’économie et du lien civique. Mais cette reconstruction commence par l’homme. C’est le sens de l’Homo Ayisyanus : sans citoyen conscient, aucune souveraineté ne peut tenir.
Haïti est donc face à un choix. Soit elle continue à gérer l’urgence dans la dépendance. Soit elle assume une rupture historique et se refonde dans la dignité. L’Alliance Vertières propose une voie. Le peuple, lui, doit décider s’il veut redevenir le sujet de son histoire.


