Le scandale de corruption qui pèse sur les conseillers présidentiels fragilise l’avenir de la structure transitionnelle. En effet, après le collectif du 30 janvier, c’est au d’Edgard Leblanc d’appeler les conseillers-présidents indexés à jeter l’éponge dans une adresse à la notion diffusée sur la Télévision Nationale d’Haïti, hier dimanche 6 octobre 2024.
Suite à la publication du rapport de l’Unite de lutte contre la corruption ( ULCC), le Conseil présidentiel a adopté une nouvelle disposition modifiant la résolution du 7 mai 2024 instituant la présidence tournante.
En vertu de cette résolution qui n’a pas été signée par le président sortant du Conseil de transition, Leslie Voltaire succède à Edgard Leblanc en remplacement du présumé corrompu, Louis Gérald Gilles.
Face à ces accusations graves, Edgard Leblanc Fils a demandé publiquement la démission des trois conseillers, affirmant que leur maintien au sein du CPT mettrait l’institution dans une position précaire. « Il est crucial que ces conseillers se retirent pour éviter d’entacher davantage la réputation du Conseil », a déclaré M. Leblanc Fils.
Alors que son mandat arrive à terme, ce lundi 7 octobre, dimanche, Leblanc affirme que ce scandale affecte en intégralité l’image du Conseil Présidentiel de Transition.
Il est important de rappeler que depuis des mois, des accusations de corruption pèsent sur les conseillers présidentiels, Smith Augustin Louis Gérald Gilles et Emmanuel Vertilaire.
Selon Raoul Pascal Pierre-Louis, ex-président du Conseil d’administration de la Banque nationale de crédit (BNC), ces conseillers lui auraient demandé une somme de 100 millions de gourdes pour le maintenir en poste.


