Depuis des années, la République d’Haïti est plongée dans une crise complexe. Face à cette situation alarmante, le pays devient invivable. En quête d’une vie meilleure, des milliers d’Haïtiens fuient leur terre natale, pour se réfugier ailleurs, notamment en République Dominicaine. En revanche, le président dominicain, Luis Abinader, qui ne cesse de les humilier, affirme que les déportations d’Haïtiens se poursuivent.
LE STANDARD, le 22 mars 2024. Luis Abinader campe sur sa position relative à l’expulsion des Haïtiens en situation irrégulière en République Dominicaine.

Face à la crise humanitaire qui prévaut dans le pays, l’ONU avait demandé, la semaine écoulée, à la République Dominicaine et au reste des pays d’arrêter l’expulsion des Haïtiens vers un pays qui n’est clairement pas sûr.
En réponse, le président dominicain, Luis Abinader a déclaré que son gouvernement poursuivra avec la déportation d’Haïtiens et n’autorisera pas l’établissement de Camps de réfugiés pour les ressortissants haïtiens sur le territoire dominicain. Il a fait ses déclarations lors d’un entretien avec le programme HARDtalk de la BBC.
Le numéro 1 de la République Dominicaine rejette toute idée de supporter les ressortissants haïtiens. Il a soutenu que son gouvernement continue à élaborer et à appliquer les lois de la constitution dominicaine.
« Je crois que l’ ONU est celle qui doit agir davantage . Je pense que les États-Unis ont perdu beaucoup de temps, surtout cette unité. pour aider Haïti », a poursuivi Abinader, soulignant que la communauté internationale et l’ONU « ne peuvent pas demander (au pays) de résoudre le problème haïtien ».
Il faut souligner que malgré les violences et les appels de l’international aux pays dits amis d’Haïti de suspendre la déportation des Haïtiens, la chasse des fils et filles d’Haïti se poursuit à travers le monde.
Lundi dernier, les Bahamas ont rapatrié 263 migrants en Haïti. Ce groupe, 216 hommes, 44 femmes et 3 enfants est arrivé au Cap-Haïtien le mercredi 20 mars.


