Le Front Unifié des Transporteurs et Travailleurs d’Haïti ( FUTRAH) dénonce l’arrestation illégale du syndicaliste Willio Datus JOACHIM. Ce dernier a été mis aux arrêts, le jeudi 22 février 2024 aux Gonaïves, département de l’Artibonite.
LE STANDARD, le 26 février 2024. Le bureau exécutif du Front Unifié des Transporteurs et Travailleurs d’Haïti ne tarit pas dans ses démarches visant la mise en liberté de Willio Datus JOACHIM. Dans un communiqué de presse daté du dimanche 25 février, la structure syndicale ( FUTRA) crie à l’arbitraire et exige la libération du président de la Fédération des transporteurs de l’Artibonite. Il en a profité pour critiquer ouvertement le comportement arbitraire du juge instructeur, Wilence Derival, qui a ordonné l’arrestation du syndicaliste.
À en croire la structure syndicale, Willio Datus JOACHIM plaidait une action en Habeas Corpus quand deux policiers ont procédé à son arrestation avec un mandat d’amener daté du 30 octobre 2023. Dans lequel il est accusé d’outrage et diffamation. Alors que l’avocat n’a jamais été invité dans le cadre de ce dossier, a précisé le communiqué.
«Jij enstriksyon kontinye nan zak abitrè l la kote li pa men m tande Me JOACHIM, li jis voye yon manda depo tout swit aprè arestasyon ilegal la », a écrit le bureau du FUTRA arguant que depuis son arrestation, l’avocat militant ne s’est toujours pas présenté devant son juge naturel pour répondre aux accusations portées à son encontre.
Fort de tout ça, à compter de la date du communiqué, le Front Unifié des transporteurs et travailleurs d’Haïti, ( FUTRA) donne un ultimatum de 72 heures au parquet des Gonaïves pour libérer l’homme de droit jeté en prison. Le cas contraire, il envisage d’entreprendre une série de mobilisation pacifiquement jusqu’à ce que le responsable de la Fédération des transporteurs de l’Artibonite (FTA) recouvre sa liberté, a conclu la note portant la signature de Montès JOSEPH
Coordonnateur Général du FUTRA.
Il faut rappeler que maître Willio Datus JOACHIM a été appréhendé, le jeudi 22 février 2024 au parquet des Gonaïves. Une arrestation jugée illégale et arbitraire par ses partisans.


