Après le vote favorable du Conseil de Sécurité de l’ONU relatif au déploiement de la Mission Multinationale de Soutien à la Sécurité en Haïti, plus d’un se questionne sur la date de l’arrivée de cette force qui sera dirigée par le Kenya. En guise d’une réponse, le jeudi 09 novembre 2023, le pays d’Afrique de l’ouest fixe les conditions pour honorer ses promesses.
LE STANDARD, le 09 novembre 2023. Le gouvernement du Kenya qui s’est dit prêt à prendre le leadership de la Mission Multinationale de Soutien à la Sécurité (MMSS) impose les conditions auxquelles le Kenya va engager ses mille policier pour venir contrecarrer les gangs armés d’Haïti.
Selon le ministre de l’intérieur du Kenya, Kithure Kindiki, le déploiement de cette force coûtera 225 euros. « Les policiers Kenya ne seront pas déplacés tant que ces 225 millions d’euros ne seront pas versés», a déclaré jeudi le ministre du gouvernement de William Ruto.
«Six cent millions de dollars, poursuit-il, c’est le montant que les troupes de mission du Kenya coûtera pour un an», a détaillé le responsable, soulignant que ce déploiement doit être financé par les membres de l’ONU.
Selon le gouvernement Kenyan, la mission de Sécurité qui viendra en Haiti sera composée de 1000 officiers du Kenya, 250 agents du Burandi, 350 agents Sénégalais, 200 agents du Seychelles, le Chili, l’Equateur, la Barbade et la Jamaique enverront 200 officiers.
Rappelons que la mission de maintien de la paix de l’Organisation des Nations Unies en Haïti ( MINUSTAH) était en opération en Haïti de 2004 au 15 octobre 2017. En moins d’une décennie après le départ de cette mission dirigée par l’armée brésilienne, le pays de Jean Jacques Dessalines est totalement gangsterisé.
Pour une sécurité durable, l’acquisition d’équipements pour la FADH et la PNH avec ces deux cent vingt-cinq d’euros ne sera pas meilleure, que d’accorder ce montant significatif au gouvernement kenyan?


