Depuis après l’assassinat crapuleux de l’ancien président Jovenel Moïse, le pays plonge dans une crise multidimensionnelle ( insécurité, politique, insécurité alimentaire…) Ariel Henry qui s’est montré déterminé pour sortir le pays du bourbier, avait tendu la main aux différents acteurs de la vie nationale afin de trouver un dégèle à la crise. Dix mois plus tard, Mirlande Hyppolite Manigat, alliée du pouvoir, accuse le chef de la Primature d’être responsable les maux du pays.
LE STANDARD, le 03 novembre 2023. Le 21 décembre 2022, Les secteurs politiques, économiques et de la société civile ont paraphé un accord et tous les trois désigné leur représentant au Haut Conseil de la transition. Ledit accord qui avait conduit à la création du Haut Conseil de la Transition (HCT) dont Madame Manigat est la présidente, a accordé à Henry le plein pouvoir d’organiser des élections afin de combler les vides institutionnels.
Pour le bovarysme ( Ariel Henry), ce compromis politique qui renforce son pouvoir tombe du ciel. Cependant, au lieu d’accentuer sur l’attente des signataires dudit accord, le dirigeant haïtien préfère de consolider le pouvoir au delà du 7 février 2024, date à laquelle un président élu au suffrage universel direct devrait prêter serment. Entre-temps, la population tombe quotidiennement sous les balles assassines des bandits armés, les prix des produits alimentaires augmentent…
Face au non-respect des prescrits de l’accord du 21 décembre 2022, la présidente du HCT accuse le PM Ariel Henry d’être responsable les maux du pays. Sur les ondes de la Radio Kiskeya, Madame Hyppolite dit constater des retards considérables dans le processus devant aboutir à l’élection d’un président le 7 février 2024. Selon l’ancienne sénatrice, Ariel Henry n’a aucune volonté d’organiser les élections dans le délai prévu. Le pire, le chef du gouvernement ne cesse pas de cracher sur les clauses de l’accord du 21 décembre. La constitutionnaliste a regretté que les décisions gouvernementales qui ne répondent pas au desiderata du peuple haïtien sont prises en dehors du consentement des membres du Haut Conseil de la Transition.
Tenant compte des déclarations fracassantes de la présidente du HCT, Haïti est loin de sortir du labyrinthe fomenté par le gouvernement d’Ariel Henry caractérisé par l’insécurité généralisée ( kidnapping, vol, viol, détournements de camions de marchandises, la cherté de la vie, la corruption, entre autres).


