La dégradation d’Haïti sur le plan sécuritaire a suscité l’Organisation des Nations Unies (ONU) de mandater un groupe d’experts dans le but d’identifier les supporteurs des gangs armés. Dans un rapport dressé par les enquêteurs, figurent les noms de deux ex-présidents, trois anciens premiers ministres, des anciens et actuels ministres, des hommes et femmes du secteur privé des affaires, des responsables politiques, plusieurs anciens parlementaires, des personnalités de la société civile. Ces personnes là seront sanctionnées pour leur lien avec les bandits armés qui terrorisent la population haïtienne.
LE STANDARD, le 19 octobre 2023. La Résolution de 2653 des Nations Unies a créé un comité de sanctions. Dans le but de défavoriser les supporteurs des gangs armés haïtiens, ledit comité demande à ce que des mesures soient prises afin d’arrêter les personnes visées par les sanctions de l’Organisation des Nations Unies.
Bien que la liste des sanctions ne soit pas encore rendue publique, selon les informations parvenues au Standard, les noms de l’ancien président Joseph Michel Martelly, l’ex-président du Sénat Youry Latortue, l’homme d’affaires Reynold Deeb, figurent dans le rapport rédigé par les experts de l’ONU.
Les enquêteurs ont fait savoir que sous la présidence de Michel Joseph Martelly, 2011-2016, le chanteur a « utilisé des gangs pour étendre son influence dans les quartiers afin de faire avancer son programme politique, contribuant ainsi à un héritage d’insécurité dont les effets se font toujours sentir aujourd’hui ». Selon le Journal Miami Herald, Martelly a non seulement donné son support économique à plusieurs bandes armées et leur fourni des armes pendant son mandat, mais aussi il a créé un gang en particulier : Base 257.
Pour justifier cette affirmation, le Panel de l’ONU soutient que le chef du gang de Grand Ravine, Renel Destina alias Ti Lapli, a déclaré que le chanteur de Sweet Micky avait remis à un leader du quartier un fusil automatique Galil appartenant à la Police Nationale d’Haïti, ainsi qu’un fusil de même type à un autre chef de gang». Une arme qui a été récupérée par le numéro 1 du regroupement criminels «Tim asansè».
La liste des personnes sanctionées par l’ONU pourrait être publiée, le 13 novembre prochain. En conséquence les sanctions pourraient avoir l’effet d’une bombe atomique sur le territoire haïtien. Selon Radio Métronome citant ses sources concordantes, sur cette liste figurent les noms de deux anciens présidents, trois ex-premiers ministres. Deux d’entre eux ont servi sous l’administration de Jovenel Moise et un sous Martelly.
Les sanctions qui seront imposées à l’encontre des personnalités politiques, économiques…haïtiennes auront pour conséquence:
Le gel des biens et des avoirs des sanctionnés; l’interdiction de voyager; les parrains (les sanctionnés) des bandits armés seront arrêtés sous l’effet d’un accord qui sera établi avec l’interpol.


