Un avion en provenance du Salvador, transportant des soldats et du matériel, a atterri lundi soir à l’aéroport international Toussaint-Louverture de Port-au-Prince. Cette arrivée vise à renforcer les recherches des quatre militaires salvadoriens portés disparus en Haïti.
Samedi, les effectifs salvadoriens présents dans le pays atteignaient déjà 450 soldats, tandis que le président du Salvador, Nayib Bukele, prévoit d’en déployer jusqu’à 1 000. Ce renforcement militaire intervient dans un contexte marqué par la persistance des violences des gangs armés et les difficultés des autorités haïtiennes à rétablir la sécurité.
Pendant ce temps, alors que le gouvernement haïtien serait resté à l’écart de cette opération, le Premier ministre de facto, Alix Didier Fils-Aimé, apparaissait sur une photo largement diffusée sur les réseaux sociaux. Le cliché le montrerait en train de siroter du vin au Mexique, lors d’une cérémonie nuptiale, le même jour.
Selon le Miami Herald, Nayib Bukele entend conduire les opérations de manière indépendante, sous l’autorité de son commandant déployé en Haïti. Cette orientation soulève des interrogations sur la place des autorités haïtiennes dans la coordination de cette initiative sécuritaire.
Le contraste entre le renforcement de la présence salvadorienne et l’image du chef du gouvernement haïtien au Mexique alimente les interrogations sur la réponse des autorités face à la crise sécuritaire. Sur le terrain, les gangs armés continuent de terroriser la population, tandis que les efforts visant à rétablir l’ordre peinent à produire des résultats durables.


