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Faits divers

Ma plume : ni partialité ni égoïsme 

By Jean Barnave Cheron28 avril 2026
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En me référant au passage biblique, Proverbes 10 verset 2, je lis : « Trésor mal acquis ne profite jamais, mais la justice délivre de la mort ». Ma liberté de parole et d’écriture n’est ni partiale ni égoïste, elle s’adresse envers et contre tous, elle conseille à chacun et à tous de travailler au profit d’Haïti, mais aussi et surtout de tout faire pour se délivrer de la mort, dans leur façon de gérer le trésor public.

Entre-temps, je rappelle que l’État se plaint du fait que les citoyens boivent de l’eau infectée par la matière fécale, en termes d’information. On dirait que l’État voudrait bien porter plainte auprès du peuple contre des intouchables de la République. Je rappelle aussi aux responsables irresponsables, aux dirigeants qui ne dirigent rien, que la parole étatique devient de plus en plus discréditée et inutile dans la société. La réhabilitation des réprouvés que vous souhaiteriez faire ne marchera jamais, puisque la messe est dite, la boucle est bouclée, et que la loi du Karma ne souffre d’aucune exception.

Si j’écris sans cesse, comme un obsédé, dirait-on, ce n’est pas pour critiquer ni pour essayer de toucher à la conscience de ceux qui n’ont ni cœur ni humanité, puisqu’ils n’en auront jamais, mais pour réveiller celle des gens bons, pour leur dire que le peuple traverse un désert de souffrances et d’atrocités et qu’il a besoin d’une goutte d’eau. Et je ne cesserai jamais tant qu’il y aura des gens mauvais. Cette immunité de parole me permet de critiquer jusqu’au bout le décret du 1er décembre 2025 portant organisation et fonctionnement de la Haute Cour de justice, jusqu’à ce qu’il soit dépouillé de ses irrégularités pour se conformer à la Constitution. Cette liberté de parole m’autorise à alerter les autorités sur leur responsabilité citoyenne vis-à-vis de cette grande Nation.

Mon immunité de parole m’exige de crier au scandale à la vue de ce défilé de gens malhonnêtes, des réprouvés de la société, des dilapidateurs des fonds publics, des délinquants à cravate, des barons de l’échec, des gourous de la corruption et même des inculpés devant le Conseil électoral provisoire pour inscrire leur parti politique pour les élections à venir dans un temps lointain. Cette immunité de parole m’autorise à faire appel aux honnêtes gens du pays, aux Haïtiens patriotes de bonne volonté d’ici et d’ailleurs, aux intellectuels de moralité incontestée, pour leur demander de faire cet ultime sacrifice, celui de s’impliquer dans la politique pour sauver Haïti.

Ma liberté de parole et d’écriture m’exige d’assumer ma responsabilité citoyenne, observer la gouvernance et la gestion de la chose publique et surtout prêter ma voix et ma plume à ceux qui n’en ont pas, qui crient comme dans le désert du désespoir. Qu’il s’agisse d’accord politique, qu’il s’agisse de pacte, le constat est le même, toujours les mêmes têtes, certains, des réprouvés de la société, d’autres, des diplômés en échec, certains autres, des barons du fiasco, à quelques exceptions. Pire encore, on rajoute de la peine à la peine d’Haïti, des décriés se mêlent de la partie. 

En mars 2022, ma liberté de parole m’a poussé à poser cette question aux autorités, de savoir, à quoi vous êtes utiles au pays ? Lorsqu’on est dirigeant, on a un devoir de responsabilité vis-à-vis de son pays, on cherche l’honneur, la dignité et surtout le support de son peuple. Le peuple veut vaquer à ses occupations, les enfants veulent retourner à l’école, les délogés veulent retourner chez eux. Né pour être libre, je reste lorsque les choses deviennent plus difficiles au pays, pour pouvoir contribuer, à ma manière, à la renaissance de notre pays. Je reste et je resterai parce que je ne suis pas en transit et je sais qu’il y a plus de vérités à découvrir sur la manière dont le pays est dirigé. Le message de la jeune Ariana Milagro Lafond est aussi celle des joueurs de la sélection masculine senior de football. Il pourrait être aussi celui d’Abigaïl Alexandre, lauréate d’Eloquentia 2026 à Paris. C’est le message de tous les Haïtiens qui souffrent trop longtemps déjà : « Ouvè peyi a ». Ce ne sont pas les groupes criminels qui bloquent le pays en avril 2026, personne n’est dupe.

Mon optimisme et ma naïveté aveugles pour aimer Haïti me font croire que quelque chose va changer au pays pour le bien-être collectif, mais sans les inutiles à la Nation. Je n’ai pas d’armes à feu pour combattre ni pour intimider personne. Cependant, ma liberté de parole et d’écriture pour convaincre, transformer et changer les pensées en faveur d’Haïti, vise à réveiller la conscience des gens de bien, des intellectuels de bonne volonté, des Haïtiens authentiques et patriotes d’ici et d’ailleurs. Qu’est-ce qui empêche la réouverture de l’aéroport international Toussaint Louverture ? Libérez notre pays, libérez notre aéroport, nous ne sommes pas sous le pont de Texas, nous n’acceptons pas d’être humiliés chez nous.

Ma liberté de parole, je l’exprime par ma plume dans mes écrits, en toute impartialité, comme la femme aux yeux bandés qui tient l’épée pour trancher la tête du coupable, sans s’inquiéter s’il s’agit d’un riche ou d’un pauvre, d’un Blanc ou d’un Noir. La balance, pour faire l’équilibre de la Justice, pour juger les assassins comme les dilapidateurs des fonds publics. Ma liberté de parole et d’écriture, je ne l’exerce pas pour critiquer de manière acerbe, mais surtout pour prodiguer des conseils de bon sens aux dirigeants de mon pays que j’aime de toute mon âme et de toute ma force. Je conseille à tous les dirigeants de travailler pour satisfaire aux besoins des populations, pour avoir le support du peuple lorsqu’ils seront rejetés par les étrangers. À la fin des fins, au bout des bouts, dans toute l’histoire de l’humanité, ceux qui trahissent leur pays pour plaire aux étrangers, finissent comme des colis encombrants, dans la poubelle de l’infamie. Lorsqu’un dirigeant de l’État est humilié, c’est tout le pays qui subit la flétrissure à la face du Monde. Depuis mars 2024, le pays est sans nouvelle du Premier ministre Ariel Henry, alors que l’avion qui le transportait, a bel et bien décollé. On dirait que le triangle des Bermudes continue de faire des victimes.

Ma liberté de choisir de vivre en Haïti n’est pas négociable, elle est une exigence et un devoir civiques. Je ne le répéterai jamais assez, les étrangers aiment Haïti, mais sans les Haïtiens. Par rancune et par haine raciale, sous prétexte d’un contrat racial, ils ne jurent que par mettre en application la volonté esclavagiste de Francklin Delano Roosvelt : « Il faut constamment soulever les va-nu-pieds contre les gens à chaussures et mettre les gens à chaussures en état de s’entre-déchirer les uns les autres, c’est la seule façon pour nous d’avoir une prédominance continue sur ce pays de nègres qui a conquis son indépendance par les armes. Ce qui est un mauvais exemple pour les 28 millions de noirs d’Amérique ». Entre la prédominance continue et la sauvegarde de l’Indépendance nationale, je vous conseille de rejeter la volonté d’être esclave.

Il est inconcevable de constater, que jusqu’à aujourd’hui encore, ceux qui sont élevés en dignité pour diriger Haïti, sans qu’on sache pourquoi, ferment les yeux et les oreilles aux atrocités et souffrances du peuple. Elle s’est suicidée parce que les autorités américaines lui disaient cette petite phrase : « Rentrez chez vous ». Comme si les humiliations déshumanisantes et le mépris en terre étrangère étaient préférables à la vie en Haïti, cette Haïtienne a choisi la pendaison, elle s’est donné la mort. Si vous ne voulez pas écouter la voix des autres, écoutez donc celle de la jeune Ariana et celle de ceux qui vont nous représenter au Mondial 2026 : « Ouvè peyi a ». 

Ma liberté de parole m’exige de poser cette question aux dirigeants de mon pays : est-ce que demander pardon ou donner sa démission lorsqu’on ment au peuple, est un acte de lâcheté ? En décembre 2025, le secrétaire d’État à la Sécurité publique, dans un message à la nation, a promis, sans ambages et sans pression aucune, que les routes nationales N01 et N02 allaient être débloquées avant le 7 février 2026. Cette promesse n’est jusqu’ici pas tenue. Dans tout autre pays, l’autorité qui ose mentir à la nation, est contrainte à la démission et est obligée de présenter des excuses publiques au peuple. Alors que les routes sont encore bloquées, le secrétaire d’État est promu ministre de la Défense nationale, comme si pactiser avec l’échec était une vertu. La question qui fâche, pour combien de temps la Capitale restera-t-elle séparée du reste du pays ? Je déteste le mensonge, surtout lorsqu’il vient d’une autorité étatique. Je joins ma voix à celle d’Ariana et celle de nos grenadiers : « Ouvè peyi a ».

Ma liberté de parole et d’écriture m’autorise à poser cette question : pourquoi les mêmes réprouvés de la société sont toujours à table ? Que faisons-nous des Haïtiens dignes, respectueux et de bonne volonté qui peuvent être très utiles au pays, resteront-ils toujours au menu ? C’est indignant de vivre ces spectacles désagréables et infâmes offerts par des politiciens rejetés, à chaque fois qu’on parle de changement de gouvernement ou d’élection. Cette classe politique qui est dépassée, moribonde, avilissante et destructive pour le pays, mérite d’être remplacée. Je continue à encourager, voire supplier les gens de bien, les citoyens de bonne volonté, les patriotes authentiques de s’impliquer dans la politique pour sauver Haïti.

Pour les élections à venir, le peuple ne votera plus pour mille gourdes, même avec le support d’un autre Edmond Mulet. Des journalistes en ligne et des médias traditionnels, des amoureux de réseaux sociaux, auront la lourde responsabilité de faire la biographie de chaque candidat, en boucle, son passé et son présent, voire chanter ses funérailles politiques. Les politiciens morts devront être enterrés définitivement. Le décret du 1er décembre 2025, portant organisation et fonctionnement de la Haute Cour de justice n’aura pas la vertu d’empêcher la poursuite de ceux qui ont dilapidé les fonds publics. S’il est légitime que l’immunité et le privilège de juridiction soient accordés à des serviteurs de la Nation, il est tout aussi inacceptable, voire inconcevable qu’un groupe de citoyens soit au-dessus de la loi. Entre ce que prescrit la Constitution et ce que dispose le décret, le juge est tenu d’appliquer les prescriptions constitutionnelles.

Je reconnais et je suis conscient que ma franchise excessive, sans le vouloir, peut déranger. Je reconnais aussi que mon honnêteté me pousse à dire des vérités brutales, sans considérer leur impact sur ceux qui craignent la justice. Malgré tout, je n’écris pas dans l’illusoire idée de faire changer les consciences insensibles et inhumaines, mais dans l’unique but de réveiller celles des gens bons. Si des dirigeants sans résultats sont, soit reconduits, soit promus en Haïti comme à l’étranger, dans les élections à venir, peu importe la date, ils seront sévèrement sanctionnés par le peuple.

Je ne peux m’empêcher d’écouter ma conscience qui m’exige de demander, à chaque fois, aux dirigeants d’écouter le cri du peuple qui n’en peut plus. « Ouvè peyi a ».

Morne-Haut, Grand’Anse, ce 25 avril 2026

Jean Barnave CHERON, citoyen patriote

[email protected]

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Jean Barnave Cheron

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