Depuis un certain temps, le pays fait face à une crise alimentaire majeure, où une grande partie de la population peine à satisfaire ses besoins primaires. C’est dans ce contexte alarmant que le gouvernement haïtien a révisé à la hausse le prix des produits pétroliers, une décision qui impacte tous les secteurs de l’économie nationale ainsi que la vie quotidienne. Face à cette flambée des prix du carburant, l’ancien député de la commune de Marigot, Deus Deronneth, réclame une adaptation des salaires.
Alors qu’Haïti traverse une crise alimentaire sans précédent, plongeant plus de 6,5 millions de personnes dans une situation d’insécurité alimentaire aiguë, l’augmentation des prix des carburants vient aggraver davantage la situation. Dans un contexte où le pouvoir d’achat est fortement menacé, l’homme politique prône une revalorisation salariale.
Dans une prise de position publique, Deronneth estime que les familles haïtiennes sont confrontées à d’énormes difficultés, en raison d’un manque criant de moyens pour subvenir à leurs besoins. Il se dit préoccupé par la détérioration de la situation alimentaire, évoquant notamment le dernier rapport du Programme alimentaire mondial.
« Le gouvernement doit agir pour protéger les travailleurs », a-t-il affirmé, tout en proposant un ajustement des salaires dans un pays en proie à une crise multidimensionnelle. Sur fond de tensions entre travailleurs, consommateurs, chauffeurs, passagers et l’État haïtien, Deus Deronneth lance un appel pressant aux autorités afin qu’elles interviennent d’urgence pour remédier à la situation.
Si le gouvernement justifie sa décision par la hausse des prix sur le marché international, Deronneth persiste et estime que des mesures adaptées peuvent contribuer à apaiser les tensions.
Il convient de noter que ce lundi 6 avril, plusieurs zones de la région métropolitaine de Port-au-Prince étaient en ébullition en raison de la hausse des prix des produits pétroliers. À Lalue, Bourdon, Delmas et sur la route de Frères, entre autres, la situation était tendue : des jets de pierres et des pneus enflammés ont été érigés sur la chaussée en signe de protestation.
Reste à savoir si le Premier ministre de facto, Alix Didier Fils-Aimé, prendra les dispositions nécessaires pour répondre aux revendications d’une population déjà fragilisée, confrontée à la fois à la cherté de la vie et à la violence persistante des groupes armés.


