Au moins 648 manifestants ont été tués en Iran depuis le 28 décembre, date marquant le début d’un vaste mouvement de contestation populaire contre le pouvoir en place. Ce bilan a été communiqué lundi par l’ONG Iran Human Rights, basée en Norvège et spécialisée dans la documentation des violations des droits humains dans le pays.
Selon l’organisation, parmi les victimes figurent neuf mineurs, un chiffre qui souligne la gravité de la répression exercée contre les protestataires. L’ONG fait également état de milliers de blessés, conséquence directe des affrontements et des interventions des forces de sécurité lors des manifestations organisées à travers plusieurs régions du pays.
Iran Human Rights précise toutefois que ce bilan pourrait être largement sous-estimé. Des estimations non vérifiées, relayées par différentes sources locales et militantes, évoquent un nombre de morts nettement plus élevé, pouvant aller jusqu’à plus de 6 000 victimes.
L’ONG affirme ne pas être en mesure, à ce stade, de confirmer ces chiffres en raison des restrictions sévères imposées par les autorités iraniennes, notamment sur l’accès à l’information et aux zones touchées.
Depuis le déclenchement du mouvement de contestation, l’Iran est le théâtre de manifestations quasi quotidiennes, réclamant des réformes politiques, sociales et économiques. En réponse, les autorités ont renforcé les mesures sécuritaires, procédé à des arrestations massives et restreint l’accès à Internet dans plusieurs provinces.
La communauté internationale, de son côté, continue d’exprimer son inquiétude face à la détérioration de la situation des droits humains en Iran, appelant à des enquêtes indépendantes et à la protection des civils.


