Des affrontements armés ont éclaté lundi à Mirbalais entre des membres des gangs « 400 Mawozo » et « Taliban » et des unités policières. Au cours de l’opération, Jimmy Davéus, agent du Swat Team issu de la 33e promotion, a été atteint par balles et est décédé peu après. Ce drame met une nouvelle fois en lumière la vulnérabilité de la Police nationale d’Haïti (PNH) face à la puissance de feu des groupes armés qui contrôlent désormais de vastes territoires du pays.
Mirbalais sous la domination des gangs armés
La commune de Mirbalais, située dans le département du Centre, est progressivement passée sous le contrôle des bandes criminelles. Ce 8 décembre, les forces de l’ordre, qui tentaient de repousser les assauts des malfrats, ont essuyé un nouveau revers lors de ces échanges de tirs particulièrement violents.
Selon les informations recueillies par L’Étendard, la journée de lundi a été marquée par de longues rafales d’armes automatiques, plongeant la population dans la panique, la stupeur et la fuite. C’est au cœur de ces violents échanges que l’agent Davéus a été grièvement touché, avant de perdre la vie.
Une PNH en difficulté face à des gangs de mieux en mieux armés
Alors que l’État haïtien multiplie les appels à l’aide internationale, plusieurs experts dénoncent son incapacité à équiper et professionnaliser la police nationale. Sans réformes structurelles ni investissement massif dans la sécurité intérieure, Haïti risque de rester prisonnière d’une spirale de violence, estiment de nombreux observateurs.
En parallèle, certains analystes accusent une partie de la communauté internationale de tirer profit de l’instabilité chronique en Haïti pour défendre ses propres intérêts géopolitiques et économiques, laissant le pays s’enfoncer dans un cycle de fragilité institutionnelle et de terreur armée.


