Au moins une vingtaine de cas suspects ont été recensés dans la commune de Belle-Anse, où plusieurs personnes seraient déjà décédées des suites du choléra. Cette situation suscite de vives inquiétudes quant à la propagation de la maladie après le passage de l’ouragan Mélissa.
Alors que la tempête Mélissa a endeuillé la nation haïtienne avec plus d’une quarantaine de morts, ses effets continuent de se faire sentir.
Si le ministre de la Santé publique, Sinal Bertrand, a fait état de 2 900 cas et de 20 décès, plaçant les départements de l’Ouest, de l’Artibonite et des Nippes parmi les zones les plus à risque, la situation demeure également préoccupante dans le Sud-Est.
Plusieurs habitants présenteraient des symptômes de diarrhée aiguë, et des décès ont déjà été signalés dans la localité de Kalimèt, commune de Belle-Anse. Selon l’agent exécutif intérimaire, Denoil Anténor, les zones les plus touchées sont Kalimèt, Pichon et le centre-ville.
Les autorités sanitaires appellent l’État et les organisations non gouvernementales à intervenir d’urgence afin d’éviter une propagation massive de la maladie.
La tempête a également causé d’importants dégâts matériels, notamment la destruction de maisons, des glissements de terrain et des inondations dans le pays.
Les États-Unis et l’Union européenne ont annoncé une aide estimée à environ 45 millions de dollars en faveur de quatre pays touchés par l’ouragan Mélissa, dont Haïti.


