Les États-Unis annoncent avoir remis une vingtaine de véhicules blindés à la Force de Répression des Gangs ( FRG) cette semaine. La livraison de ces matériels intervient dans un contexte de crise croissante où la population, usée par des années de violence sous les yeux de Washington, reste sceptique, partagée entre espoir et désillusion.
Selon une note de l’Ambassade américaine à Port-au-Prince, ces nouveaux véhicules renforceront la capacité de la FRG et de la PNH dans la lutte contre les gangs armés accusés de vols, kidnappings, d’assassinats, entre autres. Washington dit réaffirmer son soutien à Haïti dans ses efforts visant la stabilité alors que des observateurs expriment des réserves sur ses complicités avec les terroristes.
La région métropolitaine de Port-au-Prince s’enfonce dans le chaos. À Turgeau, la violence de connaît aucun répit. Dans la nuit de lundi à mardi les gangs ont semé la terreur. Au moins trois personnes ont été enlevées tandis que des maisons ont été pillées plongeant des familles dans l’angoisse. Cette nouvelle flambée de violence coïncide avec un pourrissement de la crise politique. La police nationale et la mission Kényane peinent à restaurer l’ordre.
Semaine dernière, Volker Türk, haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme alerte sur l’ampleur de la crise en Haïti. Selon son dernier rapport alarmant, plus de 16 000 morts depuis 2022, jusqu’à 500 000 armes illégales en circulation et 1,3 million de déplacés internes. Ces chiffres traduisent une extrême cruauté.
Si les pays dits amis d’Haïti croient que la résolution de la crise sécuritaire passe par le déploiement d’une force robuste composée de 5 500 membres, des Haïtiens, se basant sur l’echec cuisant des précédentes missions, doutent de l’efficacité de cette nouvelle mission.


