Quelques heures après l’ultimatum de Donald Trump, promettant « l’enfer » en cas de refus de son plan de paix, le Hamas affirme ce vendredi soir être prêt à « libérer tous les otages » dans le cadre de la proposition de cessez-le-feu du président américain. Dans la foulée de sa flexibilité, le groupe Islamiste dit accepter un nouveau gouvernement à Gaza créé uniquement par les Palestiniens et est prêt à lui remettre les armes.
Dans un communiqué, le mouvement islamiste palestinien dit même être disposé à des négociations immédiates sur les « détails » de la libération des otages – sur les 251 personnes enlevées durant l’attaque, 47 sont toujours otages à Gaza, dont 25 sont mortes, selon l’armée israélienne.
Une libération « selon la formule d’échange » avec des prisonniers palestiniens détenus en Israël, « incluse dans la proposition du président Trump. Un plan d’ores et déjà accepté par Benyamin Netanyahou, le Premier ministre de l’État hébreu.
Un des représentants du Hamas, Moussa Mahmoud Abou Marzouk, a cependant indiqué sur Al-Jazeera que « la remise des otages et des morts sous 72 heures (était) une question théorique et n’(était) pas réaliste dans les circonstances actuelles.
En réponse au communiqué, Donald Trump a déclaré que le Hamas était « prêt à une paix durable », avant de demander à Israël d’« arrêter immédiatement les bombardements » à Gaza. Des déclarations jugées « encourageantes » par les islamistes, prêts à des négociations immédiates en vue d’une fin de guerre, relate un porte-parole à l’Agence France-Presse (AFP).
Une proposition « vague, ambiguë »
Mardi, le président américain avait offert « trois ou quatre jours » pour accepter son projet, décliné en 20 points. Le mouvement islamiste avait répondu avoir encore besoin d’« un peu de temps » pour examiner les contours du plan du milliardaire. Finalement, Donald Trump a reporté la date à dimanche, 22 heures (GMT).
Le plan Trump prévoit un cessez-le-feu, la libération dans les 72 heures des otages retenus dans la bande de Gaza, le désarmement du Hamas, dont l’attaque du 7 octobre 2023 en Israël a déclenché la guerre, ainsi que le retrait par étapes de l’armée israélienne. Il implique également la mise en place d’une autorité de transition chapeautée par Donald Trump et le déploiement d’une force internationale.
Soutenu par plusieurs pays arabes et occidentaux, le plan de paix américain est truffé de zones d’ombre, notamment sur le calendrier du retrait israélien et le cadre du désarmement du Hamas.
« La proposition américaine est vague, ambiguë et (…) par conséquent, elle nécessite des négociations par l’intermédiaire des médiateurs », a ajouté ce vendredi Mahmoud Mardawi, un responsable du Hamas, après que le mouvement islamiste palestinien a fait connaître sa réponse dans un communiqué.
Une source palestinienne proche de la direction du Hamas avait indiqué mercredi à l’AFP que le mouvement « souhaitait amender certaines clauses comme celle sur le désarmement et l’expulsion » de ses membres. Une autre source proche des négociations en cours à Doha a fait état d’avis divergents au sein du mouvement.
Avec Le Parisien


