À Port-au-Prince, la capitale d’Haïti, la violence ne tarit pas et s’intensifie dans la commune de Delmas. Lovemika Petit-Frère, c’est le nom d’une fillette qui a succombé à ses blessures, mercredi 1er octobre, quatre jours après avoir été victime d’une balle perdue à la tête.

Alors qu’elle se trouvait chez elle, à Delmas 33, Lovemika, 5 ans, s’est vu grièvement blessée par balle. Sous le choc, elle est tombée face contre terre avant d’être transportée d’urgence à l’hôpital.
Alors que les parents de Zamy Wanderson tué par balle, mi-août, pleurent encore le départ prématuré de leur fils, ces décès suscitant l’émoi et l’indignation, reflètent l’évolution alarmante de la situation en Haïti, où les civils, y compris des femmes et des enfants, sont chaque jour exposés au danger.
Semaine dernière, au moins huit enfants avaient perdu la vie à Simon Pelé dans une frappe de drônes. Des organisations locales et internationales appellent à la protection des enfants.
Dans un pays asphyxié par la violence des gangs, où la population, usée par des années d’inaction, attend des résultats concrets, la récente décision du Conseil de sécurité de l’ONU, d’envoyer une nouvelle force en Haïti, nourrit espoirs et scepticismes, quant à un possible retour de la paix, face aux expériences traumatisantes.


