Les États-Unis ont révoqué le visa du président colombien Gustavo Petro, vendredi, l’accusant d’’actions téméraires et incendiaires » lors d’une manifestation à New York.
Venu pour participer à l’Assemblée générale de l’ONU, Petro s’est vu contraint de retourner dans son pays. Washington lui a retiré le visa américain après son discours appelant à la création d’une armée pour libérer la Palestine.
“Les nations du monde apporteront alors des hommes et des femmes entraînés et armés pour former cette grande armée. Elle doit être plus grande que celle des États-Unis”, a poursuivi M. Petro, dont le pays a rompu avec Israël en 2024 pour protester contre la guerre dans la bande de Gaza. “Ici, à New York, je demande à tous les soldats de l’armée des États-Unis de ne pas viser l’humanité avec leurs fusils. Désobéissez à l’ordre de Trump! Obéissez à l’ordre de l’humanité!”, s’est-il exclamé
Le chef de l’Etat colombien a même participé à une manifestation pro-palestinienne en plein rue de New-York à côté de plusieurs autres personnes. Le ministre colombien de l’Intérieur, Armando Benedetti, a répondu à Donald Trump vendredi soir sur X que c’était le visa du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, qui aurait dû être révoqué, et non celui de Gustavo Petro. « Mais comme l’empire le protège, il s’en prend au seul président qui ait été assez capable de lui dire la vérité en face », a-t-il affirmé.


