Depuis des années, les infrastructures de police sont dans le viseur des gangs armés, surarmés grâce au racket, aux kidnappings avec demande de rançon, et aux divers trafics. Ils ont, en effet, incendié, les mercredi 17 et jeudi 18 septembre les commissariats de Montrouis et de Bassin-Bleu. Ces attaques interviennent dans le sillage des promesses répétées des autorités alors que les actions concrètes se font attendre.
Les commune de Montrouis et Bassin-Bleu situées respectivement dans les départements de l’Artibonite et du Nord-ouest ont été la cible des bandits armés. Les gangsters accusés d’appartenir à la coalition criminelle « Viv Ansanm » classée parmi les organisations terroristes, s’en sont pris aux bâtiments de police et sèment la terreur. La population épuisée par des années de violence et d’inaction, appellent le pouvoir intérimaire à tenir leurs promesses et à restaurer l’ordre dans un pays plongé dans le chaos.
Si l’opération policière soldée mardi à Morne-Blanc, par la mort de Tibab » et « Black », tristement célèbres du gang de Ti Bwadòm est à l’origine des violences perpétrées à Montrouis, les circonstances causant le déferlement des gangs dans la commune de Bassin-Bleu demeurent inconnues.
Les gangs armés se livrent dans une course pour conquérir de nouveaux territoires et les habitants se retrouvent pris sous le feu croisé.
Des vidéos relayées sur les réseaux sociaux montrent les déplacements massifs de population dans la région de Bassin-Bleu, les policiers quant à eux, ont préféré de se mettre à l’abri.
Ce jeudi, la circulation a été fortement paralysée
au niveau de Délugé/Montrouis/ Saint- Marc. Des tirs nourris sont entendus provoquant la peur parmi la population locale. Ces violences inouïes viennent raviver les doutes persistants concernant la détermination des autorités à assurer la protection des citoyens.


