Par Wenston Pierre Paul
On parle souvent des grands pays comme modèles, mais parfois, les plus grandes leçons viennent de plus petits. Le Népal, ce petit pays d’Asie, a surpris tout le monde. Ses jeunes, malgré les pressions, la pauvreté, et le mépris des élites, se sont levés et ont bousculé le système, sans violence, sans casse.
Ils n’ont pas passé leur temps à se plaindre, refusant d’appliquer ce concept individualiste
où chacun s’occupe de ses propres intérêts.
Ils ont agi, ensemble. À travers leur mouvement, symbole de dignité, authenticité, ces jeunes ont uni leur force mêlant intelligence, courage et amour pour redynamiser le système politique.
Et nous, les jeunes haïtiens, on est où là-dedans ?
On a le potentiel, l’intelligence, l’énergie. Il ne nous reste l’unité et la confiance en nous-mêmes. Pendant qu’on hésite, qu’on a peur de prendre des initiatives porteuses d’espoirs, d’autres jeunes, comme ceux du Népal, écrivent l’histoire.
Il est temps d’arrêter de dire : “rien ne changera jamais ici”. Si, ça peut changer. Mais personne ne viendra le faire à notre place. C’est à nous, la jeunesse, de porter ce combat.
Copier, ce n’est pas tricher, c’est apprendre.
Ce n’est pas honteux de s’inspirer des autres. Les jeunes du Népal nous montrent : quand on s’unit avec une vraie vision, on peut faire bouger tout un pays. Ce n’est pas l’argent qu’il faut, c’est la conscience, la discipline et une direction claire.
Arrêtons de penser chacun pour soi. Arrêtons de rester sur TikTok ou Facebook juste pour rigoler. Ces plateformes peuvent aussi servir à construire, motiver, éduquer.
Le Népal nous prouve que le changement commence là où nous sommes avec ce que nous avons. Ce n’est pas la force ou les grandes paroles qui font avancer les choses, c’est le courage de se lever, de se regrouper et d’agir.
Jeunes haïtiens, le moment est venu. Pas besoin de violence, juste de bonnes idées, une vision claire et un amour vrai pour le pays.

On est l’espoir d’Haïti. Le changement commence avec nous.
Sud-est, Marigot, le 12 septembre 2025, Wenston Pierre Paul


