La capitale haïtienne, Port-au-Prince, est de nouveau en proie, à un regain de violences ce jeudi 7 août 2025. Des tirs nourris sont entendus semant la panique parmi la population. À l’origine , la coalition criminelle Viv Ansanm dit vouloir attaquer des lieux stratégiques pour renverser le pouvoir intérimaire dirigé par le premier ministre Alix Didier Fils Aimé et un Conseil présidentiel de neuf membres.
Alors que Laurent Saint Cyr s’apprête à installer comme nouveau coordonateur du Conseil présidentiel de transition, en remplacement de Fritz Alphonse Jean, les gangs armés multiplient leurs exactions et sèment la terreur. Tôt dans la matinée, l’ancien policier, Jimmy Cherisier, devenu chef de la coalition de gangs ‹‹ Viv Ansanm›› a proféré des menaces contre la Villa d’accueil et la Primature.

Dans une vidéo relayée sur les réseaux sociaux, Barbecue a demandé aux résidents de Delmas 32,40B, 48 et 60 de ne pas faire obstacle à l’avancée de ses troupes. Cette sortie fracassante a provoqué un vent de panique dans la région métropolitaine de Port-au-Prince, sombré dans le chaos.
À Frères, Kenskoff, Delmas 19, Delmas 32, Delmas 33 la circulation est fortement paralysée par des barricades érigées sur divers axes routiers. Des tirs sporadiques continuent de retentir, plongeant la population dans la peur. Livrés à eux-mêmes, les habitants, fuyant leurs quartiers, lancent un appel pressant aux autorités pour obtenir de l’aide.
Alors que plus de 177 millions de gourdes ont été décaisséespour financer des opérations anti-gangs, les résultats concrets tardent à se matérialiser. Pendant ce temps, les gangs continuent d’étendre leur influence à travers des crimes organisés visant les institutions symboliques de l’État.
Ces actes barbares mettent en lumière la faiblesse des autorités et alimentent les accusations de complicité entre certains responsables et des bandes armées, réputées pour leurs ambitions d’expansion territoriale.


