Il se présente comme analyste. Il se revendique journaliste. Et pourtant, tout dans son parcours témoigne d’un échec cuisant au cœur de l’administration publique. Richardson Séraphin, brièvement nommé à la Primature, fut mis à la disposition de l’OAVCT , avant d’en être révoqué pour incompétence avérée et irrégularités administratives.
Depuis cette sortie discrète, l’homme a multiplié les démarches pour tenter de réintégrer l’administration centrale, sans succès. Ces refus répétés ne relèvent ni d’un règlement de comptes, ni d’une exclusion arbitraire, mais du simple respect des principes d’éthique et de professionnalisme. Il est des fonctions que l’on ne confie pas à ceux qui ont déjà échoué à les assumer avec intégrité.
Une voix disqualifiée
Face à l’impossibilité de revenir par les voies officielles, Richardson Séraphin s’est replié sur l’unique outil qu’il contrôle encore : un site internet, baptisé “Analyse Media”. Ce dernier n’a de média que le nom. Il ne s’agit ni d’une plateforme d’enquête, ni d’un espace d’analyse sérieuse. C’est un exutoire personnel, où l’auteur règle ses comptes avec les institutions qui ont refusé de le réintégrer.
Ses publications n’ont pas pour but d’informer, mais de dénigrer, salir et attaquer, souvent sans fondement. Derrière cette vitrine numérique, c’est une frustration mal digérée qui s’exprime, celle d’un homme refusé à deux reprises : une première demande traitée avec souplesse, une seconde refusée pour manque de pertinence.
Loin de toute autocritique, Richardson Séraphin s’érige désormais en justicier incompris. Pourtant, ce n’est ni la presse, ni l’opinion publique qui l’a disqualifié. C’est sa propre gestion. Révoqué pour faute, écarté pour manque de résultats, il tente aujourd’hui de transformer ses revers en combat politique, usant de son site comme d’une arme de représailles.
Mais dans un pays en quête de rigueur et de transparence, les fautes doivent être assumées, pas maquillées. On ne revient pas dans le système public par l’agitation numérique ou le chantage médiatique. On y revient par le mérite, la compétence et la probité.
Une société qui aspire à la crédibilité ne peut tolérer les revanches personnelles déguisées en tribunes publiques.
Dans un contexte où chaque mot, chaque dénonciation a un impact, la parole publique doit s’appuyer sur des faits, non sur des frustrations personnelles. Richardson Séraphin possède peut-être encore un site, un clavier et quelques contacts, mais il a perdu l’essentiel : la confiance.


