La localité de Dofourneau, à Petite-Rivière-de-l’Artibonite, a été le théâtre d’une nouvelle vague de violence le samedi 15 mars 2025. Au moins cinq personnes ont été tuées lors d’une attaque perpétrée par des membres du gang Gran Grif, un groupe armé qui renforce son emprise sur la région.
Face à cette situation insoutenable, les habitants de la zone ont réagi avec colère et désespoir. Le jour même, des membres de la population, munis de branches d’arbres, ont manifesté pour dénoncer la crise sécuritaire et exiger des mesures concrètes contre les groupes criminels.
Leur cri d’alarme s’ajoute à celui de nombreuses autres régions du pays qui réclament depuis des mois une intervention efficace de l’État. Mais jusqu’à présent, les autorités restent largement impuissantes face à la montée en puissance des gangs, qui s’attaquent aussi bien aux paysans qu’aux commerçants et aux familles.
Les massacres se multiplient dans l’Artibonite, laissant les habitants livrés à eux-mêmes. L’espoir d’une amélioration s’amenuise de jour en jour. Jusqu’à quand cette région restera-t-elle le théâtre d’une insécurité grandissante ? Jusqu’à quand la population de l’Artibonite devra-t-elle attendre un véritable soulagement ?


