Un père de famille divorcé de 36 ans avait égorgé sa petite fille de 5 ans en pleine rue, en 2001. Vingt-quatre ans plus tard, l’homme s’est suicidé début janvier devant le cimetière de Bergerac (Dordogne) où la fillette est inhumée, relatent France Bleu et Sud Ouest.
Il lui avait été refusé d’être inhumé auprès de son enfant, une fillette de 5 ans qu’il avait égorgé en 2001. L’ancien détenu s’est suicidé devant le cimetière de Bergerac où la petite est inhumée.

Le 9 janvier dernier, des policiers décident de contrôler une camionnette stationnée depuis plusieurs jours dans le cimetière de Beylive à Bergerac. À l’arrière du véhicule, les agents trouvent le corps d’un homme allongé, il tient une arme à feu dans chaque main. L’homme s’est suicidé, près de lui, il a laissé une lettre d’adieu.
C’est grâce à cette missive que les policiers ont permis de mettre au jour l’identité du défunt, ainsi que son histoire. En 2003, cet homme de 69 ans avait été condamné à 20 ans de prison pour l’assassinat de sa fillette et pour tentative de meurtre sur son ex-compagne, selon les informations de France Bleu.
Durant sa détention, il avait réclamé l’autorisation d’être enterré auprès de la fillette. Ce que la famille toujours en vie de la petite victime avait catégoriquement refusé. Après sa sortie de prison, l’homme était allé vivre dans les Cévennes. Il a finalement décidé de mettre fin à ses jours au plus près de la petite fille.
Selon le maire de Bergerac, Jonathan Prioleaud, l’homme a été incinéré la semaine dernière. « Ses cendres devaient être dispersées dans le jardin du souvenir, à côté du crématorium. La sœur a demandé à récupérer les cendres pour les disperser, disait-elle, en Charente, explique-t-il à Sud Ouest. Mais le lendemain, des cendres avaient été répandues sur la tombe de la fillette et de sa mère. » L’édile affirme auprès du quotidien régional avoir déposé plainte contre X pour violation de sépulture et non-respect de la réglementation en vigueur.
Une autre enquête a par ailleurs été ouverte, révèle encore France Bleu. En plus de vieux revolvers du XIXe siècle, les enquêteurs ont trouvé dans la camionnette une cagoule, des serre flex, des gants et de fausses plaques d’immatriculation. La division de la criminalité organisée et spécialisée de la police de Périgueux devra comprendre si le défunt est lié à des braquages ou cambriolages récents.


