Plusieurs zones de la région métropolitaine de Port-au-Prince se sont réveillées sous tension où de violents affrontements ont éclaté vendredi matin entre policiers et bandits. Des tirs d’armes automatiques résonnent dans les rues plongeant la population dans la panique.
La situation sécuritaire reste préoccupante dans la capitale haïtienne, où les affrontements entre les forces de l’ordre et les gangs se multiplient. En effet, un vent de panique souffle dans les zones de Nazon, avenue Poupelard, Bas Delmas, entre autres. De fortes détonations sont entendues. Ces accrochages soulignent la détermination des forces de l’ordre à repousser traquer les bandits armés semant le deuil dans les familles haïtiennes.
Ces échauffourées interviennent trois jours après l’annonce de la police de la reprise de plusieurs bâtiments abritant des entreprises privées à Nazon.
La violence persiste à Port-au-Prince, capitale d’Haïti contrôlées à 80% par les gangs de la coalition Viv Ansanm. Elle est alimentée par les tentatives incessantes des groupes criminels de s’emparer de la commune de Delmas.
En dépit de l’annonce de la police haïtienne, cette semaine du renforcement des dispositifs de sécurité et le maintien de sa présence sur plusieurs fronts de la capitale la paix n’est toujours pas revenue dans la région métropolitaine de Port-au-Prince.
La situation sécuritaire en Haïti atteint des niveaux critiques, poussant l’ONG Human Rights Watch à appeler lundi le Conseil de sécurité de l’ONU à agir sans délai. Dans une note, l’organisation a exhorté à l’autorisation immédiate d’une mission internationale pour rétablir la sécurité, l’état de droit et une gouvernance démocratique dans le pays.


