Les enquêteurs de l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC), ont auditionné, lundi, le président du Conseil d’administration de la Banque nationale de crédit (BNC), Raoul Pierre Louis dans le cadre du dossier de corruption impliquant trois membres du Conseil Présidentiel de transition.
Le Standard, le 6 août 2024. Raoul Pierre Louis, président du Conseil d’administration de la BNC a répondu aux questions de l’Unité de lutte contre la corruption concernant les accusations de corruption qui pèsent sur les conseillers-présidents Smith Augustin, Louis Gérald Gilles et Emmanuel Vertillaire.
En juillet dernier, le concerné a révélé que les conseillers presidentiels, Louis Gérard Gilles, Smith Augustin et Emmanuel Vertilaire, lui auraient exigé le versement de 100 millions de gourdes de pot de vin en échange de son maintien au poste.
Pour faire le jour sur le dossier, dans une correspondance datée du 25 juillet dernier, Raoul Pierre Louis avait reçu une invitation de l’organe la corruption.
À cet effet, ce dernier a passé environ 4 heures 30 minutes à répondre aux questions des enquêteurs, le lundi 5 août 2024.
Selon l’un des avocats de Raoul Pierre Louis, Me Sonet Saint Louis, les échanges ont été très professionnels soulignant que son client a fourni aux enquêteurs les mêmes informations qu’il avait précédemment fournies au premier ministre Garry Conille, mais avec plus de précisions.
L’homme de loi a également indiqué que son client était prêt pour une confrontation avec les conseillers indexés. « Nous avons demandé une confrontation avec les concernés. On est prêt. Nous sommes à la disposition des enquêteurs. Nous sommes disposés à répondre à une autre convocation ou à une confrontation », a fait savoir Me Sonet Saint Louis, avocat de Raoul Pierre Louis.
La corruption et l’insécurité demeurent parmi les défis les plus pressants pour l’administration CPT/Conille, qui a promis d’éradiquer ces problèmes. Malgré les promesses, la crise persiste. Ce scandale de corruption souligne la nécessité pour l’exécutif de rassurer la population sur son engagement envers une bonne gouvernance.


