Le conseil présidentiel de transition a eu, jeudi 27 juin, une importante réunion avec le nouveau directeur général de la police nationale d’Haïti, Normil Rameau. Au menu des discussions, la nécessité de travailler en étroite collaboration avec la mission multinationale d’appui à la sécurité pour démanteler des gangs sur tout le territoire national.
Le Standard, le 30 juin 2024.- Dans les ténèbres qui assaillent Haïti, une lueur d’espoir commence à émerger avec l’arrivée à Port-au-Prince, mardi 25 juin, du premier contingent de 200 policiers kényans dans le cadre de la mission multinationale de soutien à la sécurité en Haïti.
En effet après la réunion stratégique, mercredi, entre le premier ministre, Garry Conille et le haut-état major de l’armée d’Haïti, c’est au tour du Conseil présidentiel de transition de rencontrer le numéro un de l’institution policière haïtienne.
Selon les informations parvenues à la rédaction de Le Standard, jeudi, la structure transitionnelle s’est entretenue avec le directeur général de la PNH, Rameau Normil. Ils ont discuté, entre autres, des mesures stratégiques pour répondre aux menées subversives des malfrats qui entendent leurs tentacules à travers la région métropolitaine de Port-au-Prince.
Parallèlement, ils ont montré la nécessité du partage d’informations et de la planification d’exercices conjoints entre les policiers kényans avec les forces de sécurité nationale pour renforcer la sécurité du pays.

L’occasion pour les conseillers-présidents d’exprimer leurs vives préoccupations quant au phénomène de l’insécurité qui ravage le pays. À cet effet, ils ont affirmé qu’il est crucial de prendre les dispositions nécessaires pour ramener la paix dans le pays caribéen pris en otage par les bandes criminelles.
De son côté, Rameau a formulé des demandes pour aller plus vite et être plus efficace dans la lutte contre les gangs.
Au terme de cette rencontre jugée fructueuse, une source au sein du Conseil Présidentiel qui s’est confiée au journal déclare que les responsables se sont mis d’accord pour harmoniser la stratégie de la Police nationale d’Haïti avec la force multinationale, dont les premiers éléments sont déjà sur le terrain pour combattre le grand banditisme.
Il est important de souligner que le Conseil présidentiel de transition a déjà réalisé des rencontres de haut niveau pour mieux attaquer la crise sécuritaire qui ronge le pays.

Aussi, faut-il rappeler que, vendredi 28 juin, les policiers kényans en collaboration avec des unités spécialisées de la police nationale ont patrouillé certaines rues de la capitale haïtienne, contrôlée à 80% par des bandits regroupés dans une coalition dénommée ‹ Viv Ansanm ››. Ces criminels se livrent à des actes de kidnappings, vols, viols, d’incendies, d’assassinats, entre autres.


